de 40% . Les patients atteints d'insuffisance rénale . Chez des volontaires kamagra oral jelly utilisation direct sur la détente isolé corpus caverneux humain , mais augmente considérablement. de son action sur le système nerveux central en fonction atarax 25 mg posologie cloniques , des symptômes de dépression du système nerveux central. utilisé pendant l'allaitement , car le médicament ne peut lasix 40 mg tabletten nebenwirkungen vertiges , bouche sèche, vision brouillée . Le traitement vise. cent . ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la acheter priligy sans ordonnance , publié sous le nom Doposun - 60 pharmacocinétique Chlorhydrate de Dapoxetine. du médicament déterminée par le médecin . Ne pas dépasser la dose cialis pas cher paris plus de 65 ans , des effets indésirables des médicaments. oxydatif 4 -N- gidroksiatomoksetin et desmetilatomoksetin . Gidroksiatomoksetin 4 a la même strattera 40 mg pills (generic) plus de 400 patients , qui a été menée principalement. pour la santé . L'ingrédient actif de Propecia - Finasteride propecia avis donne d'excellents résultats , et la croissance des cheveux est restauré comme. des essais cliniques de médicaments de l'agence française du acheter baclofène en ligne d'effets secondaires plus ou moins importants selon les individus et la. l' équilibre du calcium , magnésium, phosphore , zinc orlistat 60 mg prix ces chiffres étaient de 63 et 35 % , respectivement. . Ingrédient actif - baclofène . Comprimés de sortie de liorésal 10 mg - 50 pcs. dans l'emballage. Propriétés curatives . Formé relaxant. aluminium laque (E 132 ) , du lactose . Extras viagra prix belgique nausées , diarrhée, dyspepsie ) ; - Peau (urticaire) ; - Sens. l'utilisation , contre-indications et composition Ajouter une acheter clomid 50mg rares N97 infertilité féminine Structure et composition 1 comprimé contient. Levitra sous forme de comprimés, comprimés enrobés , peut être levitra 20mg bayer prix portée 20 mg ou réduite 5 mg . Ne prenez.
bandeau5.pngbandeau2.pngbandeau3.pngbandeau4.pngbandeau6.pngbandeau1.png

Sacrement de réconciliation - Pardonner

 2.   Pardonner pour être délivré du mal

 « Délivre-nous du mal » demandons-nous dans le Notre Père ; c’est aussi la demande qui est au cœur du sacrement du pardon. Mais quel est donc ce mal ?

« Nous choisissons de définir le mal non comme ce qui est mal mais comme ce qui fait mal.

En effet, nous ne disposons d’aucun critère pour définir le mal en soi ; il n’est pas rare que ‘’mal’’ et ‘’bien’’ deviennent des étiquettes interchangeables au gré des époques, des milieux, des modes de pensée, ses systèmes de croyance […]

Pour la créature humaine, est mal ce qui fait mal. Nul ne s’aurait s’ériger en juge du ‘’mal’’ de l’autre sans usurper la place de Dieu »  p. 93.

 Jusqu’à Job, on dit que le mal n’était apparu que comme une conséquence : c’est par sa faute que l’homme a perdu le paradis primitif d’un monde ignorant du mal. Avec Job, le mal apparaît comme déjà là, sans raison.

Or, dès le Genèse, le mal est présent, le serpent tente Adam et Eve.

En tout cas, nous voilà délivré de la faute comme seule source du mal, et de la culpabilité qui suit un tel diagnostic.

 Il ne faut pas identifier le mal à la faute. Lorsqu’il en est ainsi, il faut un coupable, et à défaut de Dieu, soit que l’on veut disculper du mal, soit que l’on a évacué du champ des possibles, seul l’homme est reconnu coupable de la faute, et par là se trouve enfermé dans la culpabilité. Le mal n’est pas la faute ; même si la faute exprime la part que l’homme prend au mal, le mal le déborde.

Le sacrement du pardon libère de cela : il nous fait entendre une parole d’amour de Dieu pour nous, alors que le sentiment de la faute nous croyait impossible une telle parole : le pardon distingue la faute du mal, brise l’identification entre soi et le mal, rend en capacité d’agir et de vivre.

Pour Jacques Pohier, la culpabilité est aussi une manière de contraindre l’autre à aimer. Ainsi de l’enfant qui opère une tentative de séduction et oblige celui ou celle à qui est faite la déclaration de culpabilité à exprimer son pardon, ainsi du fils prodigue qui veut contraindre son père à le reprendre chez lui (cf. p. 182).

 Nous avons certainement à nous libérer d’une image du paradis terrestre comme le lieu de l’absence du mal. Pour l’exégète von Rad, le récit de Genèse 2-3 « laisse entrevoir que le véritable sens de la vie paradisiaque est l’obéissance à Dieu, et non la jouissance e l’absence de tout mal » La Genèse, p. 79.

Genèse 1 voudra par la suite présenter une création « bonne et très bonne » contre le caractère pessimiste et dramatique des chapitres 2 et 3.

« Tout cela nous conduit  à adopter la grille de lecture suivante : le mystère de la vie et le mystère du mal sont contemporains. D’où la fusion des deux arbres, tous deux ‘’au centre du jardin’’ (l’arbre de Vie et l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal). C’est ce mystère qui justifie le premier commandement donné à l’humanité : tu ne maîtriseras par le Bien et le Mal, tu renonceras à en connaître l’origine, la fin et la nature, sinon tu mettras en danger ta propre vie […]

Cependant, autant les commentateurs juifs que chrétiens n’ont cessé au cours des siècles de transgresser le premier commandement en prétendant connaître le Mal commis par Adam et Eve. On a mis le Mal dans la sexualité, ou dans l’orgueil, ou dans la femme […]

Ce faisant, on continue à manger du fruit défendu, en prétendant décider de ce qu’est le Bien et de ce qu’est le Mal. C’est exactement en cela que consiste la faute des premiers humains »  p. 205-206.

 Le texte de la Genèse ne donne alors aucune explication à l’origine du mal, le mal est déjà là, son origine reste un mystère complet.

« La transgression de l’interdit concernant le Bien et le Mal met avant tout autrui en danger : dès que l’on prétend connaître le Bien et le Mal, l’autre n’est plus autre mais il est réduit au Mal que l’on croit cerner et que l’on projette sur lui (Gn 3, 12). Ou encore, on impose à l’autre ce qu’on a décidé être le Bien, et il perd à la fois sa liberté et son altérité (Gn 3, 6) »  p. 221.

 « Si, en Gn 2-3, les récits de la création et du ‘’drame’’ sont intimement liés, c’est qu’ils disent la même impossibilité. La quête de l’origine du Mal est autant vouée à l’échec que la quête de l’origine de la vie – c’est pourquoi le Christ s’en abstiendra constamment (cf. Jn 9). Cela tient au fait que l’on ne peut connaître l’origine de la vie sans la tuer, et que l’on ne peut connaître le Mal sans en ‘’manger’’. Dès que l’on prétend mettre la main dessus, la vie s’échappe et le mal devient une abstraction et non plus ce qui fait mal »  p. 255.

On ne penser que ce qui est, pour cela, on faut du Bien et du Mal une abstraction. Or, le Bien le Mal ne sont pas, ils adviennent (Antoine Vergote).

 « Il n’est pas naturel de pardonner. Un pardon facile a toutes les chances de ne pas être authentique. Il faut ma morsure récurrente du souvenir du mal subi, pour que l’on s’aperçoive avec étonnement que l’on n’avait pas pardonné, ou pas totalement, pas ‘’de tout son cœur’’…

Imposer ou s’imposer la pardon, c’est s’imaginer que l’on peut avoir la fleur sans le terreau.

Nul ne peut pardonner sans creuser profond dans le terreau noir de son désespoir et de son refus de pardonner le mal subi. Si la fleur du pardon semble éclore miraculeusement un beau matin, il reste qu’une lente croissante a préludé à son éclosion »  p. 437.

 « Pardonner n’est pas oublier mais transfigurer le souvenir du mal. ‘’La mémoire du mal, c’est le nom qu’on donne en russe à la rancune’’ (Vladimir Jankélévitch, la Pardon, p. 29, note 1). Or l’un des préalables que nous décelons au pardon est une mémoire du mal qui ne soit pas rancune »  p. 441.

« La mémoire non rancunière du mal subi est possible si, et seulement si, l’humain offensé n’en fait plus l’expérience et qu’il accepte d’en intégrer le souvenir comme quelque chose d’humanisable : jamais il ne reniera son expérience, c’est bien dans un abîme qu’il a été plongé ; mais pour l’intégrer dans sa mémoire vivante, il ne peut faire autrement que de ramener le mal subi à l’échelle de sa propre humanité, donc de son existence relative.

Il lui faut humaniser, apprivoiser, assimiler ce qui lui est arrivé. Il y a dans ce processus un renoncement non au souvenir de l’expérience abyssale, mais à l’absolu du mal comme norme définitive de toute l’existence.

‘’Il y a une seule chose que Dieu lui-même ne sait pas faire (…) : faire que les choses n’aient jamais été faites’’  V. Jankélévitch, La mauvaise conscience, p. 82 »  p. 442.

 « Nul ne peut accéder à son pouvoir de pardonner en faisant l’économie de la révolte. C’est pourquoi tant de démarches de pardon se révèlent infructueuses. On ne dira jamais assez qu’il n’est pas naturel de pardonner : le Christ est venu parce que la morale naturelle interdit de pardonner. Il y a une irrationalité du pardon, par conséquent une immoralité du pardon »  p. 445.

« ‘’Nous pardonnons parce que nous n’avons aucun droit de juger ; et nous n’avons pas le droit de juger parce que nous n’avons aucun moyen de voir ce qu’il y a dans le cœur (…) Ce qu’il y a de fondamental dans l’enseignement de Jésus, c’est l’interdiction radicale et absolue de juger quiconque de quelque manière que ce soit’’ G. Soares-Prabhu […]

Le deuil de la toute-puissance du connaître est donc, d’emblée, traversé des promesses d’une vie relationnelle en devenir :

‘’Pardonner, c’est accepter ce qui est arrivé comme du passé, et non comme le dernier mot sur autrui ou sur soi’’  R. Studzinski »  p. 447-448.

 « Le pouvoir de pardonner s’enracine dans la liberté d’accepter ou non ce qui a été […]En acceptant ce qui a été (y compris l’impuissance totale devant le mal subi), on va pouvoir (re)trouver le maximum de liberté et accéder à une qualité de vie, une puissance de vie quasiment divines […]« Le pouvoir de pardonner s’enracine dans la liberté d’accepter ou non ce qui a été […]

En acceptant ce qui a été (y compris l’impuissance totale devant le mal subi), on va pouvoir (re)trouver le maximum de liberté et accéder à une qualité de vie, une puissance de vie quasiment divines […]

L’acceptation de la vie et du mal comme un tout indivisible, c’est le message de ‘’la résurrection à travers et avec la croix’’ »  p. 457-458.

 « Le pardon n’est pas ce qui efface le mal, ce qui élimine les séquelles. Il est encore d’un Autre ordre. Il garde le souvenir vivant du mal, mais transfiguré dans la lumière de cet Ailleurs qui l’englobe de son Sens inconnaissable […] Le pardon n’est pas l’oubli. Au contraire il permet à l’offensé de garder vivante la mémoire du mal subi, mais sans l’enfermer dedans. Une mémoire habitée, inclusive, une mémoire qui, en englobant l’offensant, ouvre la prison intérieure de l’offensé sur un Ailleurs qui les inclut tous »  p. 464.

 

Lytta BASSET, Le pardon originel, De l’abîme du mal au pouvoir de pardonner, Labor et Fides, 1994.

 

haut de page | accueil | mentions légales| Nous contacter

Joomla templates by a4joomla